dimanche 21 août 2011

Des dollars et de l'or noir pour Mouammar !

"Voilà, c'est fini.. On a tant ressassé les mêmes théories, on a tellement tiré chacun de notre côté", station Aubert pour Khadafe..Terminus..Tout le monde le descend. Adios le pétrole, les amazones, le désert vert, les coiffes débiles.. Mais surtout adios la puissance financière du leader libyen en Afrique, et tout ce qui va avec.. amitiés et influence sur l'ensemble du continent noir.. Ce qui ne va pas rester sans réaction. La nature déteste le vide. Mais laissons cela aux experts.. Ils ont quelques mois pour se refaire une santé éditoriale, faute d'avoir prévu l'ensemble des révolutions arabes. 

Voilà donc que Mouammar va nous quitter. Par les airs, ou dans les airs. Mais l'air de rien, va s'ouvrir une nouvelle ère en Libye. Meilleure ? Pire ? Wait and see diraient certains. Mais une chose est sûre, c'est que la vengeance est un plat qui se mange froid. Les USA auront attendu 25 ans. Les britanniques (et particulièrement les écossais) un peu moins. Les Français, encore un peu moins (notons que pour le coup les Allemands ont été un peu tièdes dans cette histoire. Mais tout le monde n'a pas la clairvoyance du Quai d'Orsay...(hum hum..) L'affront de la tente installée, que dis-je..imposée, à deux pas de l'Elysée ne sera pas restée lettre morte (ou dans l'oreille d'un sourd.. j'ai un doute sur la pertinence des expressions..). 

Patience est mère de toutes les vertus. Un dicton cher à la dynastie Wildenstein, célèbres marchands d'art, dit ceci : "Prudence dans l'achat, patience dans la vente". Et bien en ce qui concerne l'achat du colonel, tout le monde a perdu le ticket de caisse. Mais pour la vente, toujours en cours... mais la bougie commence à s'éteindre, il est clair que les commissaires-priseurs occidentaux auront su attendre avant de récolter leurs commissions. Reste à savoir sous quelle forme celles-ci seront créditées sur leurs comptes.. Un indice.. c'est noir, gluant, et ça peut rapporter gros. Non il ne s'agit pas de xxxxxxx (auto-censure..), mais de pétrole. Champagne ! Champ.. de pétrole ! Et pour Kiki ? Que reste-t-il ? Pas grand chose. La valise ou le cercueil. A titre personnel, nous optons pour le cercueil. OTAN que faire se peut....
Source : http://bonjourdessin.blogspot.com

dimanche 31 juillet 2011

Mafias : pires que le terrorisme islamiste! Et pourtant tout le monde s'en fout

La mafia.. Tout le monde en a entendu parler. Mais personne ne l'a jamais vraiment vue. Pas celle des cités. Des petits caïds qui vendent quelques kilos de shit par mois. Je vous parle de la vraie mafia. Celle qui est partout, qui s'immisce dans le tissu économique, dans les circuits financiers, dans la vie politique. 

Le Parrain ? C'est un peu ça. Sauf qu'aujourd'hui, les fils et filles de mafieux fréquentent non pas les terrains vagues mais les meilleures universités et écoles de commerce du monde. Ils s'habillent en Prada. Roulent en Porsche. Fréquentent le beau monde. Savent se tenir en société. Mais derrière eux, se profile tout un système qui n'a d'autre but que de faire fortune. Le jour, à la bourse de Milan, Paris, Londres ou New York. La nuit, en organisant les trafics divers et variés (dont celui de la drogue qui rapporte un maximum de cash pour financer le reste de leurs activités illicites: le racket, la prostitution, la corruption, le blanchiment, etc..). 

Depuis 2001, la lutte contre le crime organisé n'est plus une priorité pour les pouvoirs publics. Pourquoi ? Le blanchiment se voit moins et fait moins de victimes que le terrorisme islamiste. Tout simplement. Après tout, ce ne sont pas les experts qui votent le plus.. Vox Populi.. Vox Dei.. n'est-ce pas ? Et pourtant.. chantait Aznavour.. Et pourtant, ce sont les fondations de nos systèmes démocratiques qui risquent de se fissurer si nous laissons faire. Voici pourquoi.


Documentaire MAFIA ITALIE EUROPE 2008 1 par DOCUMENTAIREROOTS


Documentaire MAFIA ITALIE EUROPE 2008 2 par DOCUMENTAIREROOTS

mercredi 27 juillet 2011

Le système bancaire et financier : quand vos impôts paient leurs bateaux..

Ecoutez bien cette vidéo d'Etienne Chouard transmise par Tof (j'allais dire.. prêtez bien attention à cette vidéo.. mais le prêt.. ce n'est plus ma tasse de thé depuis la découverte de cette vidéo .. qui n'est d'ailleurs pas sans intérêts).

Vous ne pourrez pas rester insensible à cette explication du système bancaire et financier tel que nous le connaissons aujourd'hui et tel qu'il a été créé en 1913 aux Etats-Unis..

lundi 25 juillet 2011

La culture allemande, ce n'est pas que Heidi Heido.. c'est aussi ça !

C'est l'été. Nos cerveaux sont en mode Sea Bier und Sonne... Alors pour quelque peu aérer ce blog dont le sérieux et l'expertise sont de notoriété publique (qui a toussé ??!), nous vous proposons ce qui se fait de mieux dans le répertoire musical d'outre-Rhin. 

En gros, le chanteur (Mickie Krause) demande à une fille de lui envoyer une photo. Non pas qu'il travaille au service des passeports de la Prefektour de Mönchengladbach, mais tout simplement parce qu'il en est amoureux. 

Résulte de cette trame une formidable (Ja natürlich Mözieur !!) chanson dansante. C'est frais, c'est pétillant, c'est bien (mais qu'est ce que le bien? Vous avez le temps de la chanson pour réfléchir..mais pas trop non plus.. faudrait pas vous fouler le cortex..). Et puis, ça nous change de Patrick Sébastien dont hélas nous comprenons les paroles... Also Hop la B. ! Und jetzt ist es Tanz Time ! 


dimanche 17 juillet 2011

Parle à ma tête, mon Fillon est malade..

Au sujet d'Eva Joly, qui avait proposé de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un défilé "civil", François Fillon, Premier ministre, déclara :

"Je réagis avec tristesse. Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française".

M. Fillon, qui devait avoir la tête ailleurs que sur ses épaules, a juste oublié :

1- que Mme Joly bénéficie certes de la double nationalité franco-norvégienne, mais qu'elle  est néanmoins française à part entière. Qu'elle n'est par conséquent ni à moitié, ni "un peu" française, 

2- que Mme Joly a le droit d'exprimer ses opinions, quand et où elle le souhaite, sur n'importe quel sujet, y compris sur la question militaire (dont le défilé ne représente honnêtement pas grand chose et que sa proposition ne méritait vraiment pas un tel déchaînement de haine à son encontre),

3- que Mme Joly est ancienne magistrate, fonctionnaire de la République, et qu'à ce titre elle mérite tout le respect dû à son rang,

4- que Mme Joly n'a peut être pas une culture très ancienne de pas mal de choses, mais que ce n'est pas une raison pour dévaloriser son appartenance à la communauté française, la plupart des citoyens de France n'ayant pas le dixième de la moitié de la culture de l'intéressée, ce qui ne leur ôte aucunement le droit d'appartenir à ladite communauté,

5- que si tous les Français, à commencer par les élus de la République, avaient autant de culture et d'intégrité que Mme Joly, les affaires de corruption politique et les petits efforts des uns et des autres, autant chez les "pop" que chez les "bourges", pour flouer le fisc, seraient certainement bien moins nombreux,

6- que M. Fillon, dont l'épouse est étrangère, est sans doute mieux placé que n'importe quel autre de ses ministres, pour avoir en théorie un esprit plus ouvert que certains de ses disciples de l'UMP parmi lesquels M. Lionel Tardy qui a carrément réclamé le retour de Mme Joly en Norvège ("il est temps pour elle de retourner en Norvège"), ce qui ressemble ni plus ni moins à de la xénophobie ponctuelle de café du comptoir. Les origines savoyardes de M. Tardy sont sans doute tellement plus nobles, enviables, respectables que celles de Mme Joly.. 

Le tweet de la honte.. ça se passe comme ça.. chez Lionel Tardy..

mardi 12 juillet 2011

A l'opéra ce soir.. sous la direction de Mateusz Bravinski

Vous avez remarqué qu'à l'opéra (oui .. ce soir je ne m'adresse qu'aux classes sociales supérieures.. pardonnez moi par avance.. mais promis, demain ou la semaine prochaine, un billet dédicacé aux classes moyennes sera mis à disposition), ou lors d'un concert symphonique, d'un récital et autre événement dédié à la musique classique, il se passe toujours un phénomène des plus curieux. 

A la fin de chaque morceau, de chaque acte, il se produit une sorte de challenge consistant pour certains membres du public (attention... pas n'importe quel public.. les CSP++, financiers, banquiers, hauts fonctionnaires invités, rentiers, anciens ministres, membres du comité d'entreprise de la Banque de France..) à être les premiers à applaudir de façon particulièrement prononcée, les deux mains tendus, claquant énergiquement l'une dans l'autre comme si une armée de moustiques méritait de subir un génocide, ou à clamer fort et clair le fameux "BRAVO ! BRAVOOOOO !", et ceci parfois même avant la fin de la partition. 

Tout ceci est très délicat. Car applaudir ou "abravir" (oui.. sur ce blog nous inventons aussi des mots, à défaut d'inventer des théories juridiques ou de lire dans le marc de café la date du prochain plan d'aide à la Grèce..) une interprétation avant son terme peut poser un problème de crédibilité pour son auteur mais aussi un problème audio-esthétique gâchant ainsi les dernières notes de la composition. L'idéal est bien évidemment d'attendre la dernière seconde tout en piétinant nano-légèrement sur la bande sonore. J'en conviens, c'est de l'art pur. Mais pour atteindre le nirvana dans l'expression de ce talent rare.. un entraînement intensif est nécessaire. 

La question est de savoir où s'entraîner. Je propose les opéras ou halls de concert des pays les plus pauvres. Pourquoi ? Tout d'abord, l'entrée y sera quasi gratuite pour nous autres occidentaux débordant de devises (enfin à l'heure où l'Euro existe encore..). Ensuite, parce que les locaux assistant à la représentation cible n'y connaissent généralement pas grand chose à l'art lyrique ou classique. Ainsi, un applause ou un BRAVO ! sorti plus tôt que prévu sera au mieux considéré comme faisant partie de la composition, et au pire comme l'oeuvre d'un touriste tellement épris de leur pays qu'il sera considéré comme un héros de la résistance locale (je pense notamment aux pays du Caucase, d'Afrique subsaharienne et de l'arc latino-américain). 

Dans tous les cas, lorsque votre phase de training sera achevée, soyez courageux. Buvez quelques Red Bull avant le début du concert, mangez une ou deux bananes, dégustez un Ovomaltine, tendez l'oreille.. et le moment venu.. levez vous avant tous les autres, regardez autour de vous, fixez les bras du Maestro et juste avant la dernière ondulation de la note finale, inspirez profondément, repensez à vos plus beaux émois sentimentaux et expulsez le mot magique.. BRAVO! BRAVOO !! BRAVOOOO !!! Avec un peu de chance, si vous êtes le premier, le winner de service, le notable de la claquette manuelle, le Karajan du parasitisme sonore, votre voix ou vos battements de mains seront reproduits pour l'éternité sur l'enregistrement France Musique de l'oeuvre saluée par vos soins. Et ça, ça mérite non pas un, non pas deux mesdames et messieurs.. mais trois enoooormes Big Up !

mardi 5 juillet 2011

Brillants !

Décidément.. une fois de plus l'image de notre pays brille dans la presse américaine. On a eu le Président SarkoBling Bling.. Maintenant, CNN à l'appui, nous vous présentons l'ex-candidat à l'élection présidentielle française.. Mister.. Dominique... Strass-Kahn et Paillettes! Vraiment de quoi avoir les boules.. à facette.. forcément. 

(Source : CNN.com)
PS: Tzarcastik avait vu juste ! DSK s'est fait piéger. Relisez nous. Mars 2011.. Thats' it :)



mercredi 15 juin 2011

Pourquoi ? La question qui tue..

La question à ne jamais poser quand on veut essayer de comprendre le fonctionnement des relations internationales est bien celle-ci : "pourquoi?". D'abord parce que c'est trop facile de vouloir comprendre quelque chose qui nous échappe par définition. Mais également parce que la volonté de comprendre rejoint celle de se forger une sorte de représentation du monde. Ce qui amène inévitablement à une dialectique sans fin de la complexité des choses mais également de leur insignifiance au regard d'une posture totalement cartésienne qui voudrait que chacun, les plus novices comme les experts, puisse adhérer à une explication qui n'aurait pour conséquence que d'embrouiller davantage encore les esprits les plus interrogatifs sans même bénéficier d'une meilleure approche de la thématique envisagée. 


La question du "pourquoi" n'est autre que celle du néant. Prise de façon isolée, elle demeure relativement inoffensive et peut même dénoter chez son auteur une volonté sincère de comprendre. Certes. Mais répétée à foison, elle initie un processus amenant immanquablement au constat  tragique de l'inanité de l'existence de systèmes étatiques et de leurs corollaires relationnels. Si l'on pousse le bouchon encore plus loin (dans l'eau.. vous noterez que le bouchon revient toujours à la surface.. quel que soit la volonté d'approfondissement de l'objet dans l'eau..), on pourrait appliquer cette théorie de l'inanité à l'existence en tant que telle.. Mais ce n'est pas (encore) notre sujet. 


Tentez l'exercice suivant: rejoignez une conversation au hasard. Et n'ayez comme seul vocable disponible le mot "pourquoi" chanté sous sa forme la plus interrogative. Quelle que soit la réponse de votre interlocuteur, essayez de poursuivre le dialogue au son du seul "pourquoi". Alors bien évidemment, vous risquez d'agacer votre partenaire. Mais s'il ne montre aucune lassitude, ou ne vous offre bien volontairement aucune munition gracieusement déposée par arme à feu dans votre cerveau érudit, n'hésitez pas à poursuivre l'exercice. Et vous verrez qu'au bout d'un certain temps, vous allez installer, sur l'ensemble des propos qu'il vient de tenir, pour ne pas dire de sa pensée, un profond doute dans son esprit. Non pas dans le sens où ses réponses manqueraient de légitimité ou d'exactitude purement factuelle. Mais dans le sens purement existentiel.


Prenons l'exemple d'une conversation banale. Une mère amène son fils au football. Sur les abords du terrain, elle discute avec la mère d'un ami de son fils. Vous en interrogez une : "Votre fils aime pratiquer ce sport.. Pourquoi?". A partir de là, toutes sortes de réponses sont envisageables. Mais peu importe les premières réponses. On vous dira que le football est un moyen de faire du sport une fois par semaine, de retrouver des copains qui ne sont pas tous dans la même classe ce qui élargit le champs relationnel de l'intéressé, que le sport est indispensable au maintien physique et qu'en faisant du sport, contrairement à ce que beuglait Churchill, entre deux whiskies, le sport, comme le ridicule, ne tue pas. Bien au contraire. Dieu merci. God save the Queen. Bref. Arrive la question suivante, faisant écho à l'utilité du sport dans une vie. Pourquoi ? Pour vivre plus longtemps et mieux. Pourquoi ? Pour profiter de la vie qui nous est donnée. Pourquoi ? Parce que la vie est belle. Pourquoi ? Et ainsi de suite. Jusqu'au fatidique "Vous en avez vous des drôles de questions. Qu'est ce que j'en sais moi ?". Nous y voici. L'existence même se retrouve donc sous le feu d'un questionnement qui n'amène de fait que des réponses toutes faites mais ne répondant pas réellement à la question de savoir "pourquoi". 


Ce que j'écris en disant ceci n'a rien d'original. Mais cette thématique du sens (et non pas la signification) des choses et du sens de l'existence est rarement abordée par nous autres profanes. Les philosophes s'en emparent régulièrement. Mais le quidam rarement. A moins d'avoir bu quelques verres bien chargés en fin de soirée, nous posons-nous cette question tous les jours ? Jamais. Vous vous levez le matin. Il est 7 heures. Pourquoi ? Pour aller au travail. Pourquoi? Pour gagner votre vie. Pourquoi ? Pour nourrir votre famille. Pourquoi ? Pour qu'ils ne se retrouvent pas à la  rue. Pourquoi ? Pour qu'ils ne meurent pas à l'âge auquel meurent les plus démunis, c'est-à-dire bien avant la date de péremption généralement constatée chez un individu vivant en Occident. Pourquoi ? Pour vivre le plus longtemps possible. Pourquoi ? Parce qu'on a qu'une vie bordel ! Voilà ! La réponse qui peut faire tanguer le raisonnement. Pourquoi  a-t-on qu'une seule vie.. Etc.  Ce que je veux dire par là, c'est que n'importe quel sujet se transforme inévitablement en dégât collatéral du "pourquoi". Le travail. Le capital. L'environnement. La santé. Les relations humaines. Les relations internationales. 


Prenons l'exemple du conflit israélo-arabe. C'est un conflit sans fin. Chaque partie campe de facto peu ou prou sur ses positions. C'est le tango argentin version moyen-orientale. Un pas en avant, deux pas en arrière, on tourne les têtes, on évite l'autre, on le rejette mais on le récupère car sans l'autre, on n'est rien. Imaginez maintenant discuter de ce sujet de politique internationale. Et recommencez à distribuer du "pourquoi" à chaque fin de phrase. Attention, cette fois vous risquez vraiment de provoquer un conflit armé avec vos questions débiles. Mais vous êtes courageux. Alors allons-y. Ne commencez pas tout de suite par un "Pourquoi voudriez-vous qu'il y ait un jour la paix au Moyen-Orient ?". Vous risqueriez d'offusquer l'ensemble de vos interlocuteurs. Il y aura bien un kamikaze pour répondre que la vente d'armement est un business auquel il serait difficile de renoncer quand on s'appelle Dassault, Raytheon ou Lockheed Martin. Mais je pense que son gilet par balle en kévlar ne résisterait pas longtemps aux assauts d'amabilité balistique dont il serait la cible. 


Donc.. "Pourquoi vous faites vous la guerre ?". Pour défendre notre territoire. "Pourquoi ?" Parce qu'il est a nous. Pourquoi ? Parce que nous sommes le peuple élu. Pourquoi ? Parce que c'est écrit dans l'Ancien Testament. Etc.. Puis à la question inévitable du "Pourquoi êtes-vous plus légitime que les autres à vivre sur cette terre?", on vous sortira des raisons historiques mais dont tout le monde sait qu'elle n'a pour seul fondement que celui du rapport de force et de la realpolitik. Par conséquent, toute négociation dans ce type de conflit rempli de composantes affectives est voué à l'échec. Et ne pourra aboutir qu'à un conflit meurtrier dévastateur. Mais pas avant d'avoir grassement rincé tous les diplomates qui depuis 50 ans doivent leur fiche de paie à ce conflit. Alors si ce conflit est dévastateur, quel est le sens de tout ceci ? S'il ne l'est pas.. quel en est le sens également ? Les relations internationales aboutissent de fait soit  à des catastrophes, à des conflits, à des statu quo, soit à des accords de paix qui n'ont pas d'autre alternative que d'aboutir un jour ou l'autre sur une guerre. Donc sur la fin de l'existence. Alors pourquoi ? La croissance économique due aux améliorations technologiques engendrées par les conflits ? Certes. Kennedy l'a montré dans son fameux "Naissance et déclin des grandes civilisations". La mainmise de puissances dominantes sur d'autres moins évoluées ? Certainement. Mais croissance et mainmise pourquoi ? Pour vivre mieux que les voisins ? Pourquoi ? Et nous revoici revenus à des considérations existentielles où l'on mélange textes bibliques censés renvoyer à une vision morale de la vie et justifications de la guerre juste façon Saint-Augustin. Pendant ce temps, la terre tourne, l'heure avance et la vie s'arrête dans beaucoup de contrées où l'on considère que la chose politique et géopolitique est de facto et de jure placée au-dessus de considérations humaines et individuelles. Pourquoi ? ...